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L’Hortensia : Son origine

Son origine

En Amérique : Le nom 'Hydrangea' (Hortensia en latin) est employé pour la première fois en 1739 dans la "Flora Virginica" écrite par Fred Grovonius et basée sur les collections et les écrits de J.Clayton, botaniste britannique qui étudie la flore en Virginie.

En 1753 Carl Von Linné, l'inventeur de la classification rationnelle des plantes, décrivit cette plante sous le nom d'Hydrangea arborescens. Les premiers Hydrangeas fossiles aux Etats Unis, en Alaska dans l'Oregon et en Californie datent de 65 à 40 millions d'année avant notre ère.      

En Asie : Les japonais cultivaient l'Hydrangea depuis fort longtemps mais interdisaient toutes importations et exportations, il faut attendre le travail  de Von Siebold qui vécut au Japon de 1823 à 1829 pour l'introduction des Hydrangea involucrata, des Hydrangea petiolaris, des Hydrangea hirta, de  ... C'étaient des plantes indigènes dans ce pays ainsi qu'en Chine centrale et méridionale.

En Europe : Dans les pays de langue française, allemande ou néerlandaise, les 'Hydrangea' sont désignés sous le nom d'Hortensia qui évoque immédiatement un grand buisson à feuilles caduques et à grosses fleurs toutes rondes blanches, roses, rouges, bleues et très répandu dans les jardins européens et chez les fleuristes.

L'exactitude botanique est 'Hydrangea', chez nos voisins les anglo-saxons le terme Hortensia est inusité.

Comme tous les genres du règne végétal, l'histoire de l'Hydrangea est liée à des botanistes qui ont parcouru le monde à la recherche de nouvelles espèces, au risque de leur vie et au prix de beaucoup de souffrances et de solitude. Comme le dit Corinne Mallet dans son livre sur les Hortensias : "qu'un hommage soit rendu aux médecins, naturalistes, botanistes qui sont "morts au champ des fleurs". 

Le nom commun d'Hortensia, serait conservé comme diminutif affectif en mémoire de Philibert Commerson (1727-1773). C’est le premier médecin et naturaliste français à introduire cette plante en Europe, il le fit sous la forme d'échantillons desséchés sur une planche de son herbier. Il avait récolté cet Hortensia lors de l'expédition Bougainville entre 1766 et 1769.

Peu avant sa mort sur l'Isle de France (Ile Maurice), il nomme cette plante 'Peautia coelestina' puis aussitôt, presque sans explication, Hortensia coeruleaou Hortensia couleur d'azur. Le premier Hortensia venait d'être identifié et herborisé, ainsi nommée, cette plante signifie fleur des jardins (hortus voulant dire 'du jardin' en latin). Un grand flou demeure autour de sa nomination, des femmes semblent l'avoir inspiré, entre autres, Nicole Reine Lepaute, femme savante et astronome de cette époque. 'Pautia' serait un hommage à son nom et 'celestinia' serait une allusion à sa profession 'céleste' d'astronome. Une Hortense pourrait aussi être l'inspiratrice de ce nom, la plus plausible serait la fille du Prince Nassau, ce dernier faisant partie de l'expédition Bougainville.

En Angleterre : la première espèce cultivée fut l'Hydrangea arborescens importé d'Amérique par Peter Collinson en 1736, par la suite cette espèce se développa très vite à travers l'Europe. Le premier Hydrangea macrophylla planté à Kew Garden provenait de Chine, apporté par Sir Joseph Banks en 1790. 

En France : dans le traité des arbres et arbustes écrit en 1755 par M. Duhamel Du Monceau l'Hydrangea est décrit mais les plus grandes obtentions se sont faites entre 1895 et 1965, à Nancy par Lemoine et Fils, à Vendôme par Emile puis Louis Mouillère, au Havre par Henri puis Louis Cayeux......

Dans les années 1970 des programmes de recherches en Suisse près de Zurich ont permis de sélectionner des 'Lacecaps' avec des fleurs stériles très larges, ils les ont baptisés "teller", assiette en allemand.  

Description du genre

C’est un genre qui ravit de plus en plus, autant les classiques à grosses têtes que les têtes plates, les Hortensias serrata, les Hortensia quercifolia, les Hotrensias villosa, les Hortensias You & Me, les Hortensia paniculata, pour ne citer que les espèces le plus souvent utilisées.

Le plus cultivé que nous appelons couramment « Hortensia » espèce macrophylla, c’est l’Hortensia à tête ronde, aux fleurs stériles, de couleurs de fleurs du blanc au rouge en passant par le bleu. Suivent, les Hydrangeas macrophylla à têtes plates composées de fleurettes fertiles au centre et de fleurs stériles sur le pourtour. Et l’Hortensia serrata, dont la variété la plus répandue est l’Hortensia ‘Preziosa’, que nous produisons depuis plusieurs années.

Les trois autres espèces les plus vendues sont les , les Hortensias quercifolia, et les Hortensias arborescens. Les Hortensias paniculata ou arborescens sont plus faciles à cultiver, ils supportent les climats rigoureux, ils se plaisent au soleil et ils tolèrent un PH neutre même un peu basique.

A noter que l’Hortensia arborescens ne doit pas être taillé trop court car les fleurs sont très grosses et lourdes, il leur faut donc des branches solides !!

La Bretagne et l’Hortensia bleu

Comment définir la couleur de l'Hortensia bleu en Bretagne ? Ce serait la palette d'un peintre fou de bleu, de vert, de gris, avec une touche de rouge pour décliner tous les violets, il y aurait du bleu ardoise, bleu céleste ou ceruleum, bleu outremer, bleu de France, bleu violet, bleu Klein,  bleu roy, bleu acier, bleu lavande, bleu Majorelle, bleu nuit, bleu pastel, bleu gris, bleu vert, vert véronèse, vert d'eau, vert de gris...... 

Et 'Glas', une couleur bretonne qui n'a pas de traduction en français, il s'agit d'un mot magique inventé par les bretons pour décrire la mer : tantôt bleue, tantôt verte, tellement influencée et dépendante de la lumière versatile du ciel. Glas s'emploie en breton pour englober tous les tons de bleus, de verts, de gris, la frontière entre eux est si ténue, si imperceptible que l'œil s'y perd. 

La couleur glas convient bien à nos Hortensias bleus, ils n'ont pas comme la mer une dépendance à la couleur du ciel mais ils sont interdépendants de l'acidité de la terre. Dans un sol très acide, un Hortensia est vert en bouton, il évolue vers les bleus profonds, francs qui peu à peu se mélangent aux gris et deviennent de plus en plus vert en fin de saison tout en gardant des touches de bleu d'une subtilité infinie. Soulevez un pétale et dessous vous découvrez une touche de bleu, c'est une pure merveille pleine d'émotions qui bannit l'indifférence.....

L'ardoise en Bretagne se nomme "mein glas". ‘mein’, dont la traduction est pierre et glas... bleu, vert, gris. C'est justement de ces ardoisières que nous viennent l'alumine qui rend le sol  acide et si propice aux hortensias bleus.

Le lin, cultivé en Bretagne surtout entre le 13ème et le 19ème siècle, s'appelait "en aour glas" qui se traduit par "l'or bleu" pour la bonne raison qu'il a rendu la région prospère par le commerce de la toile de lin. 

Des hortensias aux tonalités infinies. Ces derniers sont partout, dans les villes, les villages, les jardins, sur le continent, dans les iles, auprès des maisons, des chapelles, des églises, à l'ombre des sous bois, en plein soleil, à l'est, à l'ouest, au nord.

D'immigrés ils sont devenus indigènes, tout leur convient en Bretagne, le sol, le climat, les embruns, l'humidité et l'amour inconditionnel des bretons pour leurs hortensias. Certaines personnes les classent parmi les "plantes de grand-mère" peut être est-ce simplement parce que les grand-mères prennent le temps de soulever les pétales et de se laisser émerveiller par tant de beauté offerte.